Dans le cadre du volet social de l’opération AL HAMAMIA 2, le Général Moubarak Abakar Nassour Hor, Commandant de la Force Mixte Tchad–RCA, a lancé une action humanitaire d’envergure en faveur des populations de Maïssou, marquant un tournant dans la relation entre civils et militaires.
Au cœur de cette zone stratégique, longtemps marquée par la fragilité sécuritaire, l’arrivée des camions chargés de vivres et de produits de première nécessité a suscité un véritable élan d’espoir. Plus de 200 enfants ont bénéficié de cette assistance, tandis qu’une cinquantaine de femmes âgées, souvent exposées à la précarité, ont été spécialement prises en charge.
Mais au-delà de l’aide matérielle, c’est un changement profond de perception qui s’opère. La méfiance d’hier cède progressivement la place à une collaboration assumée. Les leaders locaux, désormais engagés, se positionnent comme partenaires actifs des forces de défense, déterminés à contribuer à la stabilisation de leur territoire.
La présence de la Force Mixte s’impose ainsi comme un levier de sécurisation des axes, favorisant la reprise des activités agricoles et l’amélioration des conditions de vie. En ciblant Maïssou, le commandement militaire renforce un corridor de confiance entre Sarh et la frontière, tout en isolant les groupes perturbateurs de leurs relais communautaires.
À Maïssou, les regards témoignent d’une reconnaissance palpable : ici, l’assistance humanitaire devient un outil stratégique, prouvant qu’une main tendue peut, autant qu’une opération militaire, bâtir les fondations d’une paix durable.
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Correspondance – Voix du Grand Moyen Chari