À Sarh, la formation pédagogique change de dimension. Ce samedi 21 février 2026, l’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) a donné le coup d’envoi du stage en responsabilité de ses étudiants de troisième année. La cérémonie de lancement s’est tenue dans les locaux de l’École secondaire des techniques économiques et commerciales (ESTEC), logée au sein de l’Institut (ISMEA).
Moment charnière dans le parcours académique, ce stage marque la transition entre les savoirs acquis en amphithéâtre et les réalités concrètes de la salle de classe. Pour le directeur général de l’ISMEA, Dr Mainketé Senghor, cette immersion constitue un véritable trait d’union entre théorie et pratique. Elle offre aux futurs enseignants l’opportunité d’observer, d’analyser, d’enseigner et d’évaluer dans un environnement réel, où chaque décision pédagogique a un impact direct.
L’inspecteur de pool, Monsieur Manedibaye M’Rangaye, a, quant à lui, insisté sur les exigences de cette période déterminante. Les stagiaires devront s’adapter à un cadre professionnel nouveau, avec ses règles, son rythme et ses responsabilités. Rigueur, ponctualité, assiduité, respect et engagement seront les maîtres-mots. Car, a-t-il rappelé, leur comportement influencera non seulement leur avenir professionnel, mais aussi l’image de leur établissement d’origine.
Le directeur des études de l’ENSET de Sarh, professeur Hamda Marcel, a réaffirmé la mission de l’institution qui est de former des enseignants spécialisés en techniques d’administration et de secrétariat (options française et arabe), en marketing, en techniques quantitatives de gestion et en génie mécanique automobile. L’ambition est de mettre sur le marché des formateurs capables de transmettre des connaissances solides tout en développant des compétences pratiques adaptées aux besoins économiques et sociaux.
Au total, 167 stagiaires issus de toutes les filières sont répartis entre l’ESTEC, le Centre de formation professionnelle en mécanique automobile et le lycée La Renaissance arabe. Pour garantir la qualité du suivi, 22 professeurs d’accueil, 11 encadreurs, 2 inspecteurs et 4 superviseurs ont été mobilisés. Ce stage d’une durée d’un mois représente ainsi bien plus qu’une étape académique : il incarne le passage à la responsabilité et l’épreuve du terrain pour une nouvelle génération d’enseignants techniciens prête à relever les défis du système éducatif.
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Correspondance – Voix du Grand Moyen Chari